Missiles: la Russie nuance ses menaces sur l'Europe
HEILIGENDAMM (AFP), 00:36
© AFP
Vladimir Poutine à Moscou le 30 mai 2007La Russie ne prendra pas forcément pour cible des villes européennes en cas d'extension du bouclier anti-missile américain, a indiqué mercredi soir un porte-parole du Kremlin, nuançant la mise en garde qu'avait lancée Vladimir Poutine.
Moscou apportera une réponse "totalement efficace en vue de garantir notre sécurité" si les Etats-Unis concrétisent leur projet d'installer des systèmes de défense anti-missile en République tchèque et en Pologne, a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov, en marge du G8.
Toutefois, la menace agitée dans une interview au cours du week-end par le président russe de pointer de nouveaux missiles vers l'Europe et ses métropoles, comme durant la guerre froide, n'est que "l'une des possibilités" envisagées, a précisé le porte-parole, qui s'exprimait peu après l'ouverture du sommet des huit pays les plus industrialisés à Heiligendamm (nord-est de l'Allemagne).
La menace de rediriger les missiles russes vers l'Europe --qui en principe ne le sont plus-- est plus symbolique qu'autre chose car en cas de danger il ne faudrait de toute façon à Moscou que quelques minutes avec les technologies modernes pour reprogrammer ses armes vers des cibles du Vieux continent.
Elle n'en a pas moins fait ressurgir le spectre de la guerre froide, dans un contexte d'échanges de plus en plus vifs ces derniers mois entre Moscou et Washington.
Le président américain George W. Bush a jugé mercredi peu crédible le risque de tirs vers l'Europe et tenté une nouvelle fois de rassurer son homologue russe en affirmant que les systèmes-radars du bouclier américain ne visaient nullement la Russie mais des pays comme l'Iran.
Mercredi soir au sommet du G8, le président Poutine s'est dit "ouvert à discuter tout problème" avec ses partenaires du G8 (Etats-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) "dans un esprit constructif", selon l'agence Interfax.
Mais si la guerre éclate, sur nos idées trop belles, autant creuver pour elles, que mourir sans combattre
HEILIGENDAMM (AFP), 00:36
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Vladimir Poutine à Moscou le 30 mai 2007La Russie ne prendra pas forcément pour cible des villes européennes en cas d'extension du bouclier anti-missile américain, a indiqué mercredi soir un porte-parole du Kremlin, nuançant la mise en garde qu'avait lancée Vladimir Poutine.
Moscou apportera une réponse "totalement efficace en vue de garantir notre sécurité" si les Etats-Unis concrétisent leur projet d'installer des systèmes de défense anti-missile en République tchèque et en Pologne, a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov, en marge du G8.
Toutefois, la menace agitée dans une interview au cours du week-end par le président russe de pointer de nouveaux missiles vers l'Europe et ses métropoles, comme durant la guerre froide, n'est que "l'une des possibilités" envisagées, a précisé le porte-parole, qui s'exprimait peu après l'ouverture du sommet des huit pays les plus industrialisés à Heiligendamm (nord-est de l'Allemagne).
La menace de rediriger les missiles russes vers l'Europe --qui en principe ne le sont plus-- est plus symbolique qu'autre chose car en cas de danger il ne faudrait de toute façon à Moscou que quelques minutes avec les technologies modernes pour reprogrammer ses armes vers des cibles du Vieux continent.
Elle n'en a pas moins fait ressurgir le spectre de la guerre froide, dans un contexte d'échanges de plus en plus vifs ces derniers mois entre Moscou et Washington.
Le président américain George W. Bush a jugé mercredi peu crédible le risque de tirs vers l'Europe et tenté une nouvelle fois de rassurer son homologue russe en affirmant que les systèmes-radars du bouclier américain ne visaient nullement la Russie mais des pays comme l'Iran.
Mercredi soir au sommet du G8, le président Poutine s'est dit "ouvert à discuter tout problème" avec ses partenaires du G8 (Etats-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) "dans un esprit constructif", selon l'agence Interfax.
Mais si la guerre éclate, sur nos idées trop belles, autant creuver pour elles, que mourir sans combattre

